« Sonne du shofar et avertis le peuple ! »

Depuis quelques semaines, suite à la sortie du documentaire « Holp up » que je recommande vivement, j’entends le même discours chez plusieurs amis non-chrétiens, mais aussi (et malheureusement) chez des chrétiens : « le matraquage médiatique et les informations contradictoires qui concernent la situation de notre pays m’effrayent et m’angoissent. C’est pourquoi je préfère arrêter de m’informer, afin d’éviter les sujets peu réjouissants (théories du complot, manipulations de la part du gouvernement…) et continuer de vivre ma vie calme et sereine, en espérant que mon petit confort dure le plus longtemps possible. Mais bien entendu, en tant que « bon chrétien », je prie (encore heureux !) pour que la situation s’améliore… »

Face à ce genre de réactions, je ne peux rester impassible et silencieux. Bien sûr qu’en tant que chrétiens nous devons prier pour notre pays. C’est le minimum ! Si nous ne le faisons pas, qui le fera ? La prière du juste possède un pouvoir dont nous ignorons même la puissance. Grâce à l’intercession d’un seul homme, Elie, la pluie tomba sur Israël après des mois de sécheresse. Grâce aux prières d’Abraham, Loth et ses deux filles furent épargnés du fléau qui toucha Sodome. Alors oui, nos prières ont un impact sur le cours de l’histoire.


Mais prier ne suffit pas. Jésus nous enseigne que seuls les violents s’emparent du Royaume de Dieu (Mat. 11 :12). Notre rôle n’est pas de rester passifs, mais d’être violents pour Lui. Bien sûr, cela ne signifie pas que nous devons prendre les armes. Mais nous devons nous rebeller, ne pas nous laisser manipuler et élever la voix quand les autorités vont trop loin. On ne peut pas s’enfermer à double tour dans notre maison et vivre égoïstement jusqu’au retour de notre Sauveur. Notre rôle en tant que chrétiens est de dénoncer les abominations et les actions du gouvernement quand elles ne sont pas en accord avec la Parole de Dieu. Or, les exactions commises dans notre pays suite à cette pandémie entrent en contradiction totale avec nos valeurs (euthanasie, manipulation génétique, suppression de nos libertés premières dont la liberté de culte !...). Il en va de notre liberté, quand bien même nos actions n’aboutissent à aucun résultat. Vous connaissez tous ce proverbe « Qui ne dit mot consent ». Rester muet face à ce qui se trame dans notre pays est au mieux de l’incompréhension ou de l’ignorance, au pire du dénie et de l’indifférence. Mais comment peut-on cautionner cela et rester impassibles ?? Ce ne sont pas des rumeurs ou des récits apocalyptiques destinés à nous effrayer, c’est tout simplement la réalité. Nier les actions antidémocratiques et ce système antichristique qui s’organise à vitesse grand V et à visage découvert en France rime tout simplement avec lâcheté et inconscience…


Dieu nous appelle à RESISTER. Résister comme nos ancêtres les huguenots qui sont même allés jusqu’à prendre les armes pour se défendre. Résister comme les chrétiens, autant français qu’allemands, qui ont payé de leur vie en dénonçant les discriminations et abominations d’Hitler. Ces derniers auraient pu fermer les yeux et feindre de ne pas voir ces wagons à bestiaux envoyer des milliers d’hommes de femmes et d’enfants directement dans les fours du IIIe Reich. Croyez-vous vraiment qu’en cinq ans de guerre, la population parisienne était ignorante du sort qui était réservé à leurs concitoyens ? Combien d’entre eux se sont insurgés après la rafle du Vel’ d’Hiv’ ? Au retour des rescapés des camps de la mort, avaient-ils encore le cran de les regarder dans les yeux et de leur affirmer « Nous ne savions pas ? ». Non !


Aujourd’hui, nous n’avons pas d’excuses. Avec l’information et les réseaux sociaux, il est impossible d’ignorer les projets diaboliques de nos dirigeants. Par ailleurs, nous avons la chance de voir ce qui se passe autour de nous et de comprendre ces temps. Comme à la tribu d’Issacar, Dieu nous donne cette « compréhension des temps » (1 Chr 12 : 32), non pas pour nous morfondre et pleurer en voyant ce qui se passe autour de nous, mais pour nous préparer spirituellement et si possible avertir les autres.


Car qui sait ? Qui sait si nos actions ou mises en garde ne changeront pas le cours des choses ? Si Jonas n’avait pas été cette voix qui avait retentie dans Ninive, la ville entière aurait été décimée. Mais grâce à son courage et à son obéissance, les ninivites ont d’abord été mis au courant de ce qui allait arriver, ils y ont ensuite cru, puis ils ont changé d’attitude en prenant le sac et la cendre et se sont repentis de leurs mauvaises voies. A notre tour d’être des Jonas, d’élever nos voix, tout simplement en partageant ces mises en garde.

Car qui sait si la population ne se réveillera pas comme les ninivites ? Et quand bien même ce ne serait pas le cas, nous aurions accompli notre mission qui est d’AVERTIR notre génération de ce qui se trame, afin qu’au jour de l’Eternel nous puissions nous tenir debout et fiers devant Lui et qu’Il nous dise « c’est bien bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître » (Mat 25 :23).


Ne soyons pas comme la génération de Noé qui mangeait, buvait et ne se souciait que des plaisirs de la vie. Ils ont été surpris par le déluge. Nous, nous savons que le déluge arrive. Nous scrutons le ciel et apercevons ces gros nuages se rapprocher de plus en plus. Allons-nous rester silencieux face à la tempête qui menace de déferler sur nous d’un moment à l’autre ? Allons-nous continuer à valser tout au long de la nuit alors que nous voyons le Titanic sombrer ? Mais où sont donc ces voix qui crient dans le désert ? Où sont ces poteaux indicateurs, ces sentinelles qui annoncent que le jour vient et avec lui le jugement ? Bientôt il sera trop tard.


Soyons ces vaillants soldats de l’armée du Seigneur, qui se tiennent sur la brèche. Et n’oublions pas que Dieu nous jugera pour nos actions commises, mais aussi pour les actions que nous aurions pu accomplir mais que nous avons décidé de ne pas mener. Quand ce dernier vous demandera pourquoi vous avez gardé le silence devant de telles actions, lui rétorquerez-vous également « Je ne savais pas... » ou « Toute cette situation m’angoissait, j’ai préféré fermer les yeux. » ? La neutralité n’existe pas avec Dieu. Il y a les "pour", il y a les "contre". Ceux qui cautionnent et ceux qui combattent. A chacun de choisir son camp.


« Lorsque je fais venir l’épée sur un pays et que le peuple du pays prend dans son sein un homme et l’établit comme sentinelle, -si cet homme voit venir l’épée sur le pays, sonne de la trompette, et avertis le peuple […] Si la sentinelle voit venir l’épée et ne sonne pas de la trompette ; si le peuple n’est pas averti et que l’épée vienne enlever à quelqu’un la vie, celui-ci périra à cause de son iniquité, mais je redemanderai son sang à la sentinelle. » Ezéchiel 33 : 2-6


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