Pourim 2026, la chute du royaume de la Perse ?
- Tuviaski

- il y a 1 jour
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En juin 2025, Israël et l’Iran se sont affrontés militairement pendant une courte guerre de douze jours. Les deux pays, séparés par des milliers de kilomètres, ont usé de leurs armements balistiques et aériens pour frapper l’autre. Les Etats-Unis, soucieux de préserver leurs intérêts régionaux et d’éviter un embrasement régional, ont sifflé la fin de la partie après avoir frappé les sites nucléaires iraniens avec des bombes perforantes dont ils sont les seuls à être dotés.
La conclusion de cette courte guerre est la suivante : l’Iran est affaibli mais est loin d’avoir un genou à terre et encore moins, de cesser ses activités en faveur de l’obtention de l’arme nucléaire.
Côté israélien, le constat est mitigé : certes, les systèmes anti aériens ont stoppé la plupart des missiles iraniens (86%, le reste étant en partie tombé en zone déserte) sans qu’il n’y ait trop de dommages, notamment humains, mais le programme nucléaire et balistique iranien subsiste et n’est que retardé.
De ce fait, une nouvelle guerre/opération était inévitable.
Ce qui nous ramène à l’actualité brûlante. Depuis un mois, des manifestations monstres ont embrasé l’Iran, sur fond de crise économique, effondrement du rial iranien et chômage massif. La population iranienne, majoritairement éduquée et moderne, subit la mauvaise gestion du régime des mollahs, sur fond de corruption couplée avec un rigorisme religieux de mise dans toute la société.
Or, le régime iranien n’avait absolument pas envie d’être bousculé par ces manifestations rassemblant diverses couches de la société iranienne (étudiants, commerçants, minorités ethniques...). En réponse, une répression ultra violente a été déployée par le régime, par le moyen de sa police politique, des milices du régime et des autorités religieuses.
Pendant environ deux semaines, dans un brouillard total suite à la coupure d’internet par le régime, les autorités iraniennes ont violemment réprimé ces manifestations. Les chiffres sont difficiles à évaluer : les autorités iraniennes annoncent quelques 3 000 morts, mais les diverses ONG et institutions internationales parlent, au bas mot, de 20 000 morts, sans compter les milliers d’emprisonnements dans des conditions carcérales les pires au monde (tortures, viols...).
Le président américain Trump avait annoncé que les USA soutiendraient les manifestations et qu’il intimait aux autorités iraniennes de ne pas s’en prendre aux manifestants sous peine d’intervenir. Cela a-t-il galvanisé les manifestants à braver les risques au péril de leur vie ?
Le peuple iranien est connu pour sa fierté et son rejet de l’interventionnisme extérieur dans ses problèmes internes. Il semble donc peu probable que cela ait joué un rôle déterminant. Il n’empêche, cette déclaration de Trump ne pouvait, dès lors, rester sans réponse face à la répression continue du régime des mollahs.
Vers la guerre ?
Ces derniers jours, le niveau d’alerte maximal a été déclenché en Israël pour la population. Les abris ont été ouverts et des messages de prévention sont diffusés. Sur le plan logistique, l’armée américaine est en train de déployer la plus grande armada militaire depuis des décennies. Avions de chasse, navires de guerre, sous-marins... La machine de guerre américaine semble se préparer à un conflit inévitable.
Pourtant, sur le plan politique, le businessman Trump tente de solutionner l’escalade militaire par des négociations.
Ces négociations incluent trois demandes particulières au régime iranien :
Stopper le programme nucléaire avec un suivi international poussé (contrairement aux précédents accords de 2015, réalisés par Obama).
Stopper le programme balistique visant à doter l’Iran de technologies toujours plus poussées (et nécessaires pour utiliser l’arme atomique).
Cesser son influence sur les milices dans la région.
Si l’on met le troisième point de côté, puisque les milices pro-Iran sont de facto largement affaiblies grâce, notamment, à Israël (guerre avec le Hezbollah, les Houthis, Hamas...), les deux premiers points semblent totalement inacceptables pour l’Iran, dont la survie du régime passe en partie par le maintien d’une telle politique de dissuasion.
Il est important de rappeler que la seule véritable arme militaire de l’Iran est son arsenal de missiles, capables de frapper à plusieurs milliers de kilomètres. Son armée de l’air est très obsolète, tout comme l’armée de terre et sa marine, d’autant que cette armée conventionnelle est concurrencée par l’armée non-officielle du régime : les gardiens de la Révolution.
La guerre de juin dernier l’a démontré : Israël a frappé en Iran, sans que ses avions ne soient inquiétés, du fait de la destruction au préalable des systèmes anti aériens iraniens.
Un dernier point : Trump est embarrassé par cette guerre qu’il ne veut pas. En effet, elle n’arrange absolument pas ses plans politiques alors que les élections de mi-mandat arrivent dès cet automne. La mort de soldats américains à l'étranger serait catastrophique pour lui, qui s’est engagé à un repli sur l’Amérique et son pré carré. Lui, qui préfère la diplomatie au militaire, n’a pourtant d’autre choix que de s’engager dans une confrontation dont on ne connaît pas encore la nature.
S’agira-t-il de simples frappes sur l’Iran ou d’une véritable destruction du programme nucléaire et balistique ?
Une chose est sûre : si les Américains veulent limiter la confrontation, Israël voudra, de son côté, aller au bout de la destruction de l’arsenal balistique iranien, ce que Tsahal n’a pu faire en juin dernier.
Par ailleurs, la question du changement de régime est souvent évoquée dans les médias ou par les politiques. En réalité, cela semble quasiment impossible à exécuter par une intervention extérieure. Seul le peuple iranien lui-même peut renverser de l’intérieur ce régime fanatique et très réaliste à la fois.
Pourim 2026
Alors que le peuple juif va bientôt fêter Pourim (2 mars prochain), le parallèle avec l’histoire de la reine Esther et Mardochée semble incontournable, dans ce contexte. Le peuple juif était alors menacé d’extermination par Aman (haut fonctionnaire perse d’origine Amalécite) à cause de sa jalousie et de sa haine profonde.
Une haine irrationnelle, dont Amalek est le précurseur : ce petit-fils d’Esaü vint attaquer le peuple hébreu alors qu’il venait de sortir d’Egypte. Cette attaque eut lieu dans la péninsule du Sinaï, à plusieurs centaines de kilomètres du territoire supposé des Amalécites (on estime qu’ils vivaient dans le désert du Néguev). Certains historiens supposent que les Amalécites vivaient peut-être dans les montagnes de Judée.
Quoi qu’il en soit, cette peuplade a envoyé ses hommes de guerre attaquer le peuple hébreu en pleine pérégrination dans des lieux arides et sans eau.
« Amalek vint combattre Israël à Rephidim. 9Alors Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalek ; demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main. 10Josué fit ce que lui avait dit Moïse, pour combattre Amalek.
Aaron et Hur soutenaient ses mains, l'un d'un côté, l'autre de l'autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu'au coucher du soleil. 13Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l'épée. 14L'Eternel dit à Moïse : Ecris cela dans le livre, pour que le souvenir s'en conserve, et déclare à Josué que j'effacerai la mémoire d'Amalek de dessous les cieux.
16Il dit : Parce que la main a été levée sur le trône de l'Eternel, il y aura guerre de l'Eternel contre Amalek, de génération en génération. »
(Exode 17)
Les commentateurs bibliques ont fait de cette figure d’Amalek l’ennemi héréditaire et irrationnel d’Israël : mûs par une haine profonde de Dieu, ces hommes sont capables de s’attaquer de manière déraisonnable au peuple de Dieu, cherchant à l’effacer de la surface de la terre. C’était le cas d’Aman en son temps, alors même que les Juifs participaient au développement florissant de la Perse.
Ce fut le cas d’Hitler, plus proche de nous, et c’est aussi le cas du régime iranien actuel (et non pas de la population, paradoxalement plutôt favorable à Israël).
Depuis l’arrivée au pouvoir des mollahs en 1979, Israël a constitué le petit Satan, fer de combat des autorités religieuses iraniennes. Ce petit pays, à plusieurs milliers de kilomètres, obsède le régime qui ne jure que par sa destruction pure et simple.
Cela explique, notamment, la constitution d’un réseau de milices dans tout le Moyen Orient pour encercler cet ennemi (Hezbollah au Liban, milices au Yémen, Syrie, Irak, Hamas et Djihad islamique à Gaza...) en dépit du bon sens stratégique et du bien-être de sa population.
Or, une conclusion subsiste, quant au sort d’Amalek et de ses descendants dans l’Histoire : Dieu ne permet pas que l’on efface de la terre son peuple et qu’on s’en prenne ainsi à Lui. Comme Aman à son époque, la situation s’est retournée contre lui. Ces jours de malheur pour le peuple juif se sont transformés en jour de joie et de fête, encore célébrés de nos jours comme une délivrance divine sur cet ennemi qu’est Amalek.
« 17 Souviens-toi de ce que t'a fait Amalek sur le chemin de votre sortie d'Egypte,
19 Lorsque l'Eternel, ton Dieu, t'aura délivré de tous les ennemis qui t'entourent et t'accordera du repos dans le pays qu'il te donne en héritage et en propriété, tu effaceras le souvenir d'Amalek de dessous le ciel. »
(Deutéronome 25)






Que va-t-il se passer, quand ? Comment ? Cela peut arriver dans quelques jours...comme dans quelques années. Prions que pour que Dieu hâte les jours du Royaume. La Perse disparaîtra lors de la Guerre de Magog, avec tous ses alliés. Ce moment est proche.