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Plan de paix ou dernière étape de la guerre ?

Ces derniers jours ont été très riches en rebondissements diplomatiques. Netanyahou s’est rendu à Washington et a rencontré, à plusieurs reprises, Trump pour évoquer l’avenir de la guerre à Gaza (et pas que, nous le verrons par la suite).


De son côté, le président américain a dévoilé à la presse son projet de plan de paix pour mettre fin au conflit. Ce plan a notamment reçu l’aval des pays puissants de la région impliqués, de près ou de loin, dans les négociations, à savoir la Turquie, le Qatar et l’Egypte entre autres.


Il y a quelques jours, Israël paraissait totalement isolé sur la scène internationale, alors que la pression des pays arabo-musulmans sur Trump est très forte pour empêcher Israël de mener l’offensive « finale » contre la ville de Gaza city, bastion du Hamas, assez largement épargnée depuis le début de la guerre.


Dans le même temps, d’une manière extrêmement cynique et hors de sens, plusieurs pays occidentaux, dont la France et la Grande Bretagne, reconnaissaient un état palestinien, qui n’existe pas sur le terrain, ou plutôt, qui existe sous trois formes diverses en réalité : Gaza dominé par le Hamas, les territoires dominés par l’Autorité palestinienne tant bien que mal (plusieurs villes/villages sont en réalité déjà aux mains du Hamas et du Djihad islamique) et la Jordanie qui, rappelons-le, fut créée pour contenter les arabes de la Palestine mandataire et la dynastie d’Arabie des Hachémites.



Cette reconnaissance est abjecte quand on considère qu’elle intervient au moment même où le Hamas refuse, une fois de plus, de lâcher du lest, au risque de sacrifier la vie de nombreux gazaouis, sans parler des infrastructures dont les écoles et hôpitaux, qui abritent des terroristes prenant souvent des gens comme boucliers humains.


Disons-le d’emblée : le groupe terroriste et l’ensemble des factions radicales palestiniennes ne pouvaient rêver mieux ! Ils s’attaquent à des civils israéliens, refusent de faire des concessions, envoient leurs gamins fanatisés mourir en « martyrs » et pour les récompenser, les pays occidentaux leur offrent une reconnaissance « pour mettre fin au conflit ».



Rappelons-le également, l’islam radical est tout sauf nationaliste/patriotique et les terroristes du Hamas ne s’en cachent d’ailleurs pas : leur objectif est l’éradication d’Israël pour refaire de la Palestine une terre musulmane vidée des Juifs. Ils n’en ont strictement rien à faire d’obtenir un état « pour vivre en paix avec leurs voisins juifs », comme se l’imaginent beaucoup d’occidentaux. C’est vraiment ne rien comprendre et connaître à l’Islam…




Plan de paix ou accords d’Abraham étendus ?


Revenons à notre actualité, après ce détour quoi que nécessaire pour se rappeler l’hypocrisie de la situation. Israël semblait donc isolé, il y a quelques jours, d’autant plus que le président américain affirmait, avec son franc parler inimitable à la presse, « qu’il empêcherait Israël d’annexer en Judée Samarie ».


Nous l’avons souligné, dans notre suivi de l’actualité (sur Télégram), cette déclaration visait surtout à donner une porte de sortie à Netanyahou face à son aile droite sioniste-religieuse et religieuse, pour qui le retour de la souveraineté totale d’Israël sur la Judée Samarie est primordiale.


Précisons que ce terme de Judée Samarie  est systématiquement transformé en « Cisjordanie » par les médias. Ce territoire est le berceau du peuple juif, ne l’oublions pas. Les chrétiens qui lisent régulièrement la Bible n’apprendront rien dans cette affirmation tant les noms de Béthel, Sichem ou encore Shilo nous sont familiers.


Depuis quasiment 20 ans, Netanyahou est au pouvoir en Israël avec ses diverses coalitions. Or, malgré des opportunités « en or », il s’est toujours refusé à annexer des parties de la Judée Samarie, privilégiant en cela une certaine stabilité diplomatique avec les pays arabes.


Toujours est-il que le plan de paix présenté par Trump a retourné la situation à l’avantage d’Israël. En effet, le président américain a inclus la suite des opérations à Gaza dans une globalité géopolitique plus grande, impliquant une partie des pays influant de la région.


Il s’est ainsi entretenu avec le Qatar et la Turquie,  pour obtenir leur accord et pour qu’ils fassent pression sur le Hamas, dont une partie des dirigeants sont actuellement au Qatar, vivant une vie dorée bien loin des combats...


Le plan inclut notamment un retrait progressif des troupes israéliennes de Gaza, suivant la libération des derniers otages et la démilitarisation du Hamas. Le groupe terroriste et l’Autorité palestinienne ne sont pas invités à conserver ou prendre la direction de la bande de Gaza suite à ce retrait.


Concernant les grandes lignes de ce plan, il ne s’agit pour l’instant que de prospectives dont les détails nous sont encore inconnus. On peut pourtant déjà dire d’avance que le plan est voué à l’échec car le Hamas ne vit plus que par sa confrontation avec Israël et déposer les armes revient pour lui à se donner la mort... Il est difficile de voir le groupe terroriste accepter de telles conditions.


C’est là que les tractations diplomatiques prennent un peu plus leur sens, car si refus du Hamas il y a, Trump et les pays arabo-musulmans ont d’ores et déjà autorisé Israël à mener son offensive sur Gaza pour donner le coup de grâce au Hamas.


Ces tractations permettront-elles à Israël de se rapprocher davantage de certains pays arabes, alors que l’on parle de plus en plus de l’adhésion de la Syrie, du Liban (où la coopération pour affaiblir le Hezbollah continue) ou l’Arabie aux accords d’Abraham ?




Offensive finale ?


Depuis maintenant plusieurs semaines, Tsahal prépare son offensive sur Gaza en mobilisant et préparant ses troupes. L’armée a également invité la population civile à quitter la ville, malgré la pression du Hamas pour garder ce bouclier humain géant. Plus de 700 000 civils se seraient déjà déplacés dans le reste de la bande pour éviter les combats.

Mais l’offensive reste pour l’instant dans les startings blocks.


Il faut ici comprendre une chose essentielle dans le domaine militaire : le militaire est soumis au politique.


Avec bientôt deux ans ,jour pour jour, depuis le début de la guerre, cela semble être une évidence que Tsahal aurait pu en finir bien plus vite avec le Hamas si les diverses négociations et tractations diplomatiques n’avaient freiné les avancées du terrain.


C’est pourtant la base même de la guerre et, comme le disait l’un des stratèges militaires les plus célèbres, le baron Von Clausewitz : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ».


Or, dans cette guerre, le point central n’est pas la libération des otages ou la victoire militaire d'Israël, qui sont des buts de guerre purement « militaires ». L’objectif final est l’avenir de Gaza et la porte de sortie d’un Hamas qui ne sera jamais annihilé mais, au mieux, expulsé de Gaza et fortement affaibli. Tout ceci, dans un cadre régional plus vaste, où l’équilibre diplomatique est périlleux.



Pour tenter de résumer ce « gloubi-boulga » mêlant diplomatie, actions militaires, géopolitique régionale et fondamentalement un aspect spirituel, le plan de paix de Trump est sûrement voué à l’échec, mais il permettrait à Israël de légitimer son offensive en obtenant l’accord de la Turquie et du Qatar, notamment.


Cette offensive pourrait ne pas aller à son terme si rebondissement diplomatique il y a (libération d’otages, par exemple). 


La grande question qui reste sans réponse est celle de l’avenir de Gaza. Y aura-t-il un retrait de Tsahal ? Si oui, par qui seront remplacés les soldats israéliens (par une force arabe ?) ? Qui prendra la gestion de la bande et sous quelles conditions ?


Dans l’une de ses dernières vidéos, Pierre David Thobois disait très justement qu’il ne peut y avoir de paix tant que les populations arabes ne se tournent pas vers le Messie qui, Lui seul, peut amener la paix au Moyen Orient.


Les hommes peuvent parvenir à des accords ; ceux-ci sont plus que fragiles et peuvent être très facilement brisés d’une génération à une autre.


Plutôt que d’espérer une paix prochaine au Moyen Orient par le biais diplomatique, soit en reconnaissant un état palestinien et en ne jurant que par la solution à deux états pour les plus naïfs, soit en croyant dans une résolution diplomatique du conflit prochaine avec le plan de paix de Trump pour d’autres, on peut aujourd’hui affirmer qu’il n’y aura de paix que lorsque le Messie se révèlera à ces populations.


En attendant Son dévoilement et Son deuxième retour, la grande question concernant le Moyen Orient est celui de la fin de la guerre, qui peut être militairement prochaine, si le politique n’entrave ou n’empêche l’offensive sur Gaza.


Nous ne faisons ici qu’effleurer ces questions moyen orientales.


Or, je pense que vous pouvez dès lors imaginer que ces sujets sont bien plus complexes et insolubles que de déclarer que la solution à deux états viendra apporter LA solution en permettant aux Juifs et aux Musulmans de vivre chacun de leur côté, en bons voisins, dans une vision bisounours d’un monde marqué par le péché et le combat spirituel.



Le grand oublié de la situation ?

 

Un pays ne fait plus parler de lui depuis quelques mois maintenant ou presque. Il s’agit de l’Iran des mollahs. Durement touché par la guerre des 12 jours avec Israël en juin dernier, l’Iran essaie tant bien que mal de remonter la pente, après deux années de durs revers stratégiques dans l’ensemble du Moyen Orient.


En effet, le pays des ayatollahs a perdu en moins de 24 mois une bonne partie de son influence au Moyen orient, avec l’affaiblissement du Hezbollah (par Israël et par le gouvernement libanais), en Syrie avec la chute d’Al Assad, en Irak avec les dissensions internes même au sein de la communauté chiite, au Yémen avec des rebelles Houthis durement frappés par les Américains et Israël.


Enfin, à Gaza et dans l’ensemble des territoires palestiniens. En effet, depuis le début de la guerre, les milices terroristes pro Iran que sont le Hamas et le Djihad islamique palestinien sont harcelés par l’armée israélienne.


Sans oublier bien sûr la guerre directement en territoire iranien qu’a dû subir le régime des mollahs, après avoir été humilié par l’assassinat de Haniyeh sur son territoire quelques semaines avant.


Rappelons aussi que l’effondrement iranien provient directement du Hamas et du Djihad islamique palestinien qui ont décidé de lancer une razzia sur Israël le 7 octobre 2023, sans consulter son mentor iranien.


Toujours est-il que le programme nucléaire iranien n’est pas mort et que des quantités d’uranium enrichi serait disséminé dans le pays, laissant planer la menace d’une reprise rapide du chemin vers l’arme atomique.


Cela nous ramène à l’actualité brûlante qui se concentre uniquement sur Gaza et qui oublie que la vraie menace pour Israël est bien sur son flanc Est, du côté de l’ancienne Perse.

Or, ce qui ressemble à des préparatifs de frappes aériennes sont perceptibles, avec une arrivée massive d’avions de chasse américains et d’avions ravitailleurs sur les bases US de Turquie.


Alors que de nouvelles sanctions viennent d’être remises sur le régime iranien suite à la non transparence sur son programme nucléaire, cette activité militaire prépare-t-elle quelque chose de grand ou est-ce un simple coup de bluff ?


Nous disions tout à l’heure que la guerre est la continuité de la politique et un de ses moyen. Cette situation l’illustre totalement. En juin, sans pression américaine (malgré l’aide indispensable de l’armée US), Israël aurait pu frapper bien plus fort l’Iran.


Le politique en a voulu autrement. On peut donc s’interroger sur ce problème non résolu à l’instant T et potentiellement imaginer une continuité de bras de fer armés discontinus entre Israël et l’Iran durant plusieurs jours, avant de s’arrêter et de reprendre quelques mois plus tard...


ree

2 commentaires


md94
03 oct.

Comme toujours, les hommes s'agitent mais la seule solution vient d'en haut... Nous n'avons plus qu'à attendre et prier, en cessant de nous obséder pour les discours et les actions des hommes, qui ne valent rien. Dieu seul sait comment et quand régler la situation. Espérons que le Hamas sera bientôt anéanti, sinon ce sera la mutinerie dans les rangs de Tsahal et la guerre civile en Israël... Concernant les Arabes, on ne peut que prier pour qu'il y ait "une route entre l'Assyrie et l'Égypte, passant par Israël", comme le dit Dieu à Ésaïe, lorsque les Arabes adoreront eux aussi L'Eternel et se tourneront vers le Messie 🙏

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Bonjour,

Je ne soutiens ni Israel ni Gaza dans les Meurtres d'innocents....

pour avoir des Terres....

Que Dieu vienne en aide....

à TOUTES les Victimes de cette Guerre et de TOUTES les Guerres...

Seigneur, ces gens ont Besoin de TOI....

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