Guerre Russie-Ukraine : opinion sur une guerre de l’information

Depuis environ un mois, la Russie a lancé une invasion contre l’Ukraine. Cela ne peut avoir échappé à l’un d’entre vous tellement le battage médiatique autour de ce conflit est important! Au contraire d’ailleurs de nombreux conflits qui ensanglantent chaque jour la planète, du Yémen à la Centrafrique, en passant par l’Ethiopie et le Haut Karabagh…


Les médias occidentaux présentent ce conflit de manière manichéenne, où la Russie est le grand méchant et l’Ukraine la pauvre victime.

Devant l’énormité de la propagande pro-ukrainienne, je me devais de rétablir certaines vérités et d’informer le public de l’association Keren Israël sur quelques aspects de la guerre russo-ukrainienne.



Tout d’abord, nous l’avions déjà évoqué dans le précédent article, le président ukrainien Zelensky n’est qu’une marionnette du globalisme, du Nouvel ordre mondial et des Américains. Il est entouré de personnes corrompues qui ne font qu’entraîner l’Ukraine dans une pauvreté sans nom depuis des décennies. Le fils de Joe Biden, Hunter Biden, est d’ailleurs poursuivi pour corruption à grande échelle en Ukraine (sans parler de ses affaires de pédophilie, de drogue…) comme d’autres hauts responsables démocrates américains. L’ancien humoriste Zelensky est donc loin d’être le Churchill moderne que nous présentent les médias chaque jour. Le directeur du Centre de recherche français sur le renseignement Cf2R Eric Denécé, ancien membre des services de renseignement et pointure dans son domaine, dénonçait d’ailleurs l’hypocrisie et la propagande des médias sur le personnage Zelensky.



Il faut comprendre la guerre actuelle comme un bras de fer, avant tout énergétique, entre une Russie dépendante de ses énergies à bas prix, qui abreuvent la plupart des pays européens, et les USA qui sont jaloux de cette mainmise de l’ennemi russe dans son pré-carré européen. Or, depuis le conflit, les exportations d’énergies russes ont bien sûr été ralenties en direction de l’Europe ou bloquées par les pays européens sur pressions américaines. Bizarrement, les USA ont repris le relai en inondant le marché européen de gaz de schiste, une énergie difficilement extractible et dont l’extraction est très destructrice pour l’environnement (aucune larme de crocodile de la part des écologistes européens et américains, cependant…). En représailles, Poutine a ordonné le paiement des énergies russes uniquement en roubles, la monnaie russe, pour faire un pied de nez aux occidentaux, obligés de soutenir la monnaie de leur ennemi, de ce fait.


Autre point important, l’armée ukrainienne procède à des exactions, violant le droit international et le droit de la guerre. Des prisonniers russes sont ainsi humiliés, terrorisés et maltraités. Les vidéos sont parfois envoyées aux familles de ces prisonniers sur leurs téléphones que les ukrainiens ont confisqués. De nombreux soldats ou miliciens ukrainiens sont proches, voire carrément nazis et ne s’en cachent pas. Pour rappel, la plupart des SS qui gardaient les camps de concentration en 39-45 étaient des volontaires ukrainiens, réputés pour leur férocité, leur brutalité et leur antisémitisme…Ce sont eux qui étaient généralement responsables du « nettoyage » des ghettos, et là encore, ils étaient la terreur des pauvres juifs… Le bataillon Azov fait d’ailleurs énormément parler de lui car il s’agit d’un repaire de néo-nazis, dont certains sont influents (l’ancien chef de la police de Kiev était néo-nazi) au niveau national. Ces troupes officielles de l’armée ukrainienne sont ainsi violentes et n’hésitent pas à s’en prendre à la population qui leur désobéit. De nombreuses photos sont présentées (mais pas sur les médias mainstream…), où l’on peut voir les combattants arborant fièrement des insignes et drapeaux nazis (la svastika, la tête de mort, représentant les unités SS des camps de la mort Totenkopf…). Attention donc à tomber dans le piège présentant les soldats ukrainiens comme des résistants des temps modernes, luttant héroïquement contre le mal russe… Idem pour les articles pointant du doigt l’utilisation par Poutine de forces tchétchènes (de la région musulmane de Russie) radicalisées et islamistes. Il faut noter que du côté ukrainien existent aussi des troupes Tatars (donc musulmanes ukrainiennes) utilisant les mêmes méthodes islamistes du djihad.


Poutine est présenté par certains nationalistes ukrainiens comme un valet des Juifs et un bolchevik acharné à rétablir l’Union soviétique.


Dans un discours par visio-conférence devant le parlement israélien, Zelensky a comparé le sort de l’Ukraine à la Shoah, ce qui n’a pas manqué de provoquer l’indignation de certains politiciens et citoyens israéliens. N’oublions pas le massacre de Babi Yar, à Kiev, pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours duquel le bataillon des Einsatzgruppen, assisté de collaborateurs ukrainiens, ont massacré plus de 33 000 juifs, par balles, dans un ravin. Et puis, bien avant déjà, de nombreux pogroms ont émaillé la vie des juifs d’Ukraine, de 1648 jusque 1924…


D’ailleurs, des appels au secours de plusieurs personnes juives, ces jours derniers, ont été lancés depuis les zones attaquées, faisant mention d’exactions contre eux de la part de certains de leurs compatriotes… Israël est en train de faire tout ce qu’il peut (ainsi que certaines associations chrétiennes amies d’Israël), pour évacuer les ressortissants juifs et leur permettre de faire leur Alya dans l’urgence. On le voit, l’antisémitisme n’a pas miraculeusement disparu d’Ukraine…


Zelensky a ensuite conspué Israël pour sa neutralité dans ce conflit et qui refuse notamment de fournir des systèmes anti-missiles à l’Ukraine. Ces remontrances en direct d’un président étranger envers la politique étrangère d’un autre pays n’a pas été au goût des Israéliens (assez logiquement). D’autant que, pour l’Etat hébreu, la menace principale réside dans le presque nouvel accord sur le nucléaire iranien, que les américains négocient dans le dos d’Israël et des pays arabes, qui sont furieux et se rapprochent là-aussi de manière logique d’Israël.


Encore une fois, nulle volonté de notre part de soutenir l’un des deux camps de ce conflit entre « frères » slaves et qui devraient le rester. Le danger actuel réside dans la prise de positions quasi-systématique des européens en faveur de l’Ukraine, au risque de renforcer encore davantage les tensions existantes depuis la fin de la Guerre froide avec la Russie (certes, loin d’être un enfant de chœur). Comme dans tous les conflits, les civils sont les premières victimes des combats et la situation est malheureuse pour nos frères et sœurs ukrainiens.


Nous ne devons pourtant pas tomber dans une spirale émotive que les médias cherchent à créer d’une situation bien plus complexe qu’elle n’y paraît.

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