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Elections !

il y a 11 minutes
2 min de lecture

Demain, les Israéliens vont se rendre aux urnes pour voter pour le parti de leur choix. Une fois cette première étape réalisée, les partis politiques vont se réunir pour tenter de former une coalition gouvernementale en fonction des sièges qu'ils auront, chacun, obtenus.


Pour faire simple, il existe 4 grands courants dans la politique israélienne :


1) Les laïcs

La population urbaine et laïque - de Tel Aviv notamment - est davantage portée sur des partis de gauche ou du centre. Ces partis prônent la solution à deux états pour régler le problème israélo-palestinien ou encore une attitude modérée vis à vis des ennemis d'Israël et d'une Europe nettement fermée à l'état hébreu. Les partis du centre et de la gauche envisagent de s'allier aux partis arabes pour tenter de renverser Netanyahou.


2) Les arabes

Très nombreuse, la minorité arabe (20-24% de la population israélienne) se mobilise de plus en plus dans la vie politique. Leur vote va aux partis arabes, dont certains sont antisionistes, anti israéliens voire antisémites...


3) Les religieux

Avec leur forte démographie, les religieux représente le groupe socio-politique qui connaît la plus forte croissance. La plupart répondent électoralement aux consignes des grands rabbins. Le monde politique israélien est très morcelé. Ainsi, l'un des grands rabbins sépharades vient récemment de déclarer que voter pour le parti de Ben Gvir ( sioniste-religieux - Ben Gvir est actuellement ministre de la sécurité -) est immoral et un péché. Car celui ci est monté sur le mont du Temple à plusieurs reprises, ce qui est interdit par certains grands rabbins.

La quasi totalité des religieux sont de droite, voire d'extrême droite, peut importe le parti (orthodoxe, sioniste-religieux...).


4) La population de droite

Cette part de la population inclue l'ensemble de la population votant pour Netanyahou ou ses alliés proches. Sans être formellement religieux, ils sont néanmoins "judaïsés". Ceux-ci sont souvent sépharades et ils représentent le bloc politique le plus stable, à l'image de la longévité de leur égérie, Netanyahou.


Le plus probable pour l'élection à venir est une coalition réunissant des partis de droite et religieux, avec ou sans Netanyahou, même si la probabilité de voir le dinosaure politique qu'est le premier ministre actuel disparaître du paysage politique israélien semble faible. Néanmoins, celui-ci s'accroche au pouvoir dont il sait la fin inéluctable.


Pour cela, Netanyahou n'hésite pas à brandir la menace iranienne. Or, ces derniers jours, cela a provoqué de violentes oppositions au sein même du système en place. En effet, le général en chef de Tsahal, Eyal Zamir, s'est opposé à certains ordres du Premier ministre qui voulait repartir en guerre contre l'Iran (de manière directe ou indirecte).


Dans ce climat tendu, chacun joue sa partition en surfant sur des menaces existentielles.


Les prochaines élections seront davantage un bis repetitae des suffrages précédents qu'une réelle nouveauté. La coalition qui en ressortira devrait être sensiblement la même que celle déjà en place, ce qui ne fera pas disparaître les divergences profondes au sein-même des différents partis concernés.



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