Réflexions sur le conflit russo-ukrainien

Au mois de janvier, nous avions annoncé un possible affrontement entre la Russie et l’Ukraine dans les semaines suivantes. A la fin du mois de février, ces conclusions géopolitiques se sont confirmées.


Depuis, l’information de tous les médias se concentre sur ce conflit, comme si la crise sanitaire avait disparu du jour au lendemain. Le président Macron utilise la guerre pour se poser en chef de l’état à la réélection nécessaire. Pourtant, il enchaîne les humiliations sur la scène internationale.

Les médias prennent entièrement position contre la Russie et Poutine, déjà considéré comme un calculateur paranoïaque. Il est désormais considéré comme un fou furieux digne d’Hitler ou Staline.


Pourtant, sans vouloir justifier l’entrée en guerre des Russes, la faute revient en grande partie à un bloc occidental qui n’a pas voulu quitter la Guerre Froide, et pour qui la Russie constituerait le successeur de l’URSS. Les Etats-Unis, en particulier, considèrent depuis les années 90 la Russie comme un ennemi et ne cessent d’exercer une pression sur cet adversaire. L’OTAN, créé pendant la Guerre Froide pour combattre les soviétiques, existe toujours sans raison idéologique de persister car le soviétisme est mort. Ces dernières années, l’OTAN n’a cessé de menacer la Russie dans sa zone d’influence constituée des pays de l’ex URSS. Les USA ont notamment soutenu des coups d’état et révoltes en Géorgie, Ukraine ou dans des pays d’Asie centrale. La Russie ne cesse d’être humiliée depuis des décennies alors même que son économie tourne au ralenti et ne repose que sur les énergies (pétrole et gaz) dont les américains maîtrisent les marchés, avec leurs alliés arabes.



Poutine a perçu la faiblesse de Biden et a anticipé sa non-réaction en dépit de ses belles promesses aux Ukrainiens de voler à leur secours en cas d’attaque. L’Ukraine n’a jamais vraiment existé en tant qu’état et le pays est divisé entre les pro-russes à l’est et pro-occidentaux patriotes à l’ouest (pour schématiser grossièrement). Poutine cherche donc, à minima, à annexer les deux régions de l’Est de l’Ukraine et dans le meilleur des cas, il cherche à instaurer un gouvernement pro-russe en Ukraine.



En tant que chrétiens, nous savons que le monde actuel se prépare à accueillir l’Antichrist en pavant la voie à un nouvel ordre mondial. La crise sanitaire a été une répétition générale dans ce domaine. Or, aujourd’hui, la Russie de Poutine fait figure de mauvais élève. En effet, Poutine gère son pays « à l’ancienne », en défendant les intérêts de son pays premièrement. Cela ne semble pas satisfaire la caste qui domine le monde, qui profite donc de la guerre en Ukraine pour lancer une cabale contre Poutine.


Le président Volodymyr Zelensky

Le monde entier est abreuvé « d’informations » sur la guerre en Ukraine, où le président ukrainien Zelensky (Young leader d’ailleurs, titre attribué par Klaus Schwab comme à Macron ou Pécresse ou encore, Trudeau au Canada et qui est un signe de leur allégeance au projet du Great reset ou Grande réinitialisation) est considéré comme un héros et Poutine un fou poussant à la guerre nucléaire.


Tout le monde prend fait et cause pour l’Ukraine, poussé par cette propagande anti-russe. La réalité est que la population ukrainienne est évidemment en grande souffrance et nous ne pouvons rester insensibles à cette situation. Mais il faut également être plus mesurés à l’égard des deux camps et y voir un affrontement lointain pour nous, français. Nos dirigeants se positionnent tous aux côtés de l’Ukraine et font prendre à leurs citoyens un chemin dangereux menant à l’appauvrissement. Déjà, vous l’avez tous remarqué, le litre d’essence est autour des 2€. Je me trouve dans un pays arabe depuis plusieurs mois et ici, le litre d’essence n’est que de 40 centimes ! Le gaz risque d’exploser également, tout comme le blé et par extension, de nombreux produits du quotidien. Bien sûr, nous serons les premiers impactés par ces mesures de rétorsion à l’égard de la Russie et les mesures russes à notre égard.



Autre point important : Poutine a toujours été amical envers Israël pour des raisons géopolitiques mais aussi personnelles (il a été recueilli et éduqué par une famille juive après son abandon par ses parents ; il est ami avec le grand Rav Loubbavich, une grande partie de la population israélienne est russe…). Depuis plusieurs années, Israël peut combattre ses ennemis au Moyen-Orient grâce à cette entente cordiale car les Russes sont massivement présents dans la région et contrôlent notamment la défense anti-aérienne en Syrie. Or, Poutine n’est pas immortel, surtout en ce moment et son successeur sera sûrement bien moins favorable à Israël. D’où la possibilité d’une accélération vers la guerre de Gog dont il est question en Ezéchiel 38, où la Russie semble jouer un rôle prépondérant.

Dans le chapitre 13 de l’Apocalypse, la bête possède des caractéristiques de l’ours, symbole de la Russie.


« La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité. » (Apoc 13 v2)


La Russie rejoindra-t-elle le nouvel ordre mondial ? C’est la volonté de nos dirigeants occidentaux, qui font eux-mêmes partie de cet ordre mondial.

Nulle volonté, ici, de soutenir l’invasion russe, comprenez-le bien. Poutine reste un adversaire de l’Union européenne et d’Israël, un ancien du KGB sans beaucoup d’états d’âme… N’oublions pas que la géopolitique est faite de rivalités plus ou moins fortes et comme dit le dicton, « Il n’y a pas d’amis, que des intérêts »…





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