Qui a cru à ce qui nous était annoncé ?

Aujourd'hui, Israël est un sujet qui dérange. Pire, c'est quelque chose qui "fait peur" et pourtant, c'est bien un sujet qui devrait remplir de joie les chrétiens.


Parachutistes israéliens devant le mur occidental. Juin, 1967 (David Rubinger, domaine public)

En effet, notre génération a l'immense privilège de voir les antiques prophéties, sur la résurrection d'Israël, s'accomplir sous ses yeux !

Nous sommes les témoins de la manifestation du SIGNE par excellence du retour de Jésus, tel que ce dernier le décrit en Luc 21 v23-24 : "la mort et la résurrection de Jérusalem".


Or, depuis cinquante ans maintenant, Jérusalem est revenue sous la souveraineté d'Israël rassemblé de plus de 120 nations, pour redevenir un état fort et florissant, défiant ainsi toutes les lois de l'histoire. Ce seul fait devrait interpeller les chrétiens.


Ce fut le cas juste après 1967, quand la Jérusalem historique redevint juive. ça l'est beaucoup moins 50 ans après. Il y a à cela plusieurs raisons.





- Premièrement, c'est que Jésus n'est toujours pas revenu. On en conclut donc que les choses peuvent encore durer des siècles et que cet événement n'est en rien significatif...


- Deuxièmement, les chrétiens sont assis devant leur poste de télévision et absorbent à jet continu la plus formidable opération de désinformation et de propagande de toute l'histoire humaine : le mythe du peuple palestinien... Mythe forgé après la guerre des six jours par les services de "l'agit-pop" soviétique et qui présente un peuple forgé de toutes pièces, le soi-disant "peuple palestinien", comme un petit David face au Goliath israélien ! Ces techniques de propagande sont tellement sophistiquées qu'elles empoisonnent les esprits, même les mieux disposés.


- Troisièmement, cette propagande joue sur le vieux substrat antisémite qui est une composante intrinsèque de la culture européenne et qui ne demande qu'à ressurgir, y compris au sein de certaines églises, où le vieil antisémitisme chrétien n'est pas encore si éloigné.


- Quatrièmement, cette propagande joue sur le mode compassionnel : le palestinien devient le pauvre, le malheureux par excellence, celui donc dont il convient d'avoir compassion selon l'évangile et qui doit être protégé et libéré de son "oppresseur" israélien...


- Cinquièmement, depuis le début du deuxième siècle de notre ère, l'Evangile a été coupé de ses racines juives par les Pères de l'Eglise qui étaient, pour la plupart, des philosophes grecs marqués par l'antisémitisme de l'intelligentsia gréco-romaine. Leur but était de démontrer à cette intelligentsia que, loin d'être la religion des ignorants, des petites gens et des esclaves, le christianisme était cohérent avec ce que la civilisation gréco-romaine avait produit de mieux : la philosophie. Ils ont donc coupé l'Evangile de ses racines juives, pour le greffer sur la philosophie de Platon et d'Aristote, de sorte que c'est par les Pères de l'Eglise que nous est parvenu l'Evangile : un Evangile occidentalisé, d'où Israël est exclu, et l'on a réussi ce tour de force de lire le Nouveau Testament comme si Israël n'existait pas !


- Enfin, on voit reparaître de nos jours, notamment dans les milieux évangéliques, la vieille hérésie post-millénariste qui nous vient d'Amérique et qui prétend que c'est à l'Eglise d'établir sur la terre le Royaume de Dieu et que, d'ici la fin du siècle, grâce aux moyens techniques modernes, nous aurons converti le monde entier à Jésus-Christ ! Dans ce cas, nul besoin d'Israël...



Ne voit-on pas reparaître aujourd'hui, à la veille de la seconde venue du Messie, la même situation que celle qui a marqué sa première venue ?

Ce n'est pas sans raison que le prophète déclare : "Qui a cru à notre prédication ? A qui le bras de l'Eternel a-t-il été révélé ?"


Cette prophétie annonçait clairement que la venue du Messie serait méconnue et ignorée et l'on sait qu'il en fut ainsi malgré les signes évidents que Jésus a donnés de sa messianité.


Il est vrai que Jésus n'est pas venu selon les critères que certains, au sein du peuple d'Israël, avaient fixés. Son ministère était déroutant et beaucoup, comme l'avait annoncé le prophète, n'ont pas cru dans les signes qui étaient manifestés, de sorte que la majorité du peuple d'Israël est passé à côté de la grande visitation messianique, comme le dira Jésus Lui-même à Jérusalem : "Tu n'as pas connu le temps où tu as été visité !"


En fin de compte, seuls les humbles et les petits ont cru parce qu'ils ont été l'objet d'une révélation de Dieu. Jésus lui-même a déclaré "Je te loue, Eternel, Père du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux petits !", c'est-à-dire à Zacharie, à Elisabeth, à Joseph et à Marie, aux mages et aux bergers de Bethléhem, à Siméon et à Anne, puis aux disciples auxquels Jésus pourra dire : "Heureux vos yeux parce qu'ils voient, vos oreilles parce qu'elles entendent, car beaucoup de prophètes et de justes ont voulu voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu ; car à vous, il a été donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, tandis qu'à eux, cela n'a pas été donné."


Ne voit-on pas se reproduire cette même situation, de nos jours ? Nous vivons une série de miracles conformes aux prophéties bibliques, mais qui y croit aujourd'hui ?

Ainsi, de nombreux chrétiens se comportent comme les pharisiens de l'Ecriture : "Ils ont des yeux et ne voient pas, ils ont des oreilles et n'entendent pas...!". Comme pour les pharisiens de la première venue de Jésus, ils doutent parce que les choses ne se passent pas comme ils pensent qu'elles devraient se réaliser et ce faisant, ils risquent aussi de passer à côté d'un nouveau temps de la visitation de Dieu.


Mais il y a toujours eu dans l'histoire ces humbles auxquels le bras de l'Eternel a été révélé et dès le XVIIIème siècle, notamment dans les milieux presbytériens écossais, on a redécouvert le plan de Dieu pour Israël dans la Bible. Or, un des grands problèmes actuels, c'est que les chrétiens ne lisent plus et n'étudient plus la Bible, contrairement à ce qui se passait il y a encore 50 ans...

Aussi, on peut se demander si la reconquête de Jérusalem avait lieu aujourd'hui, si elle serait considérée comme elle le fut alors, comme la réalisation de Luc 21 v24 ?


Cette situation avait été aussi annoncée par le prophète Daniel, à la fin de son livre, quand il annonçait qu'au temps de la fin, seuls les sages comprendraient, de sorte qu'il pouvait déclarer : "Heureux celui qui attendra... car il atteindra le but."




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