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Plus jamais ça !

Sommes nous en route vers un retour à la barbarie nazie ?

« Plus jamais ça ! » C'est ce que l'on entend constamment à chacune des commémorations de la shoa : lors de la commémoration de la rafle du « Vel d'hiv », de l'anniversaire de la libération des camps de la mort, et même de la fin de la deuxième guerre mondiale, c 'est ce que nos dirigeants nous promettent la main sur le cœur avec force serments. Non ! De pareilles abominations semblables à celles qui jalonnèrent l'époque nazie, ne se reproduiront plus jamais ! Et pourtant... l'évolution actuelle de la société est des plus alarmante.



Commémoration du Vel' d'Hiv', 2017

C'est d'abord le cas dans le domaine de l'antisémitisme. Depuis quelques années, la « bête immonde » est de retour. Il n'est plus aujourd'hui de juifs en France qui n'ait été agressé au moins verbalement parce que juif, d'enfants juifs contraints de changer d'école parce que brimés par leurs petits camarades sous prétexte qu'ils sont juifs. Dans la plupart des cas les directeurs d'établissement, loin de punir les coupables, conseillent aux parents de changer leur enfant d'établissement, pénalisant ainsi les victimes tandis que les agresseurs jouissent d'une totale impunité.


Le code pénal français prévoit des sanctions diverses en cas d'agression antisémite, qu'elle soit verbale ou physique. Malheureusement on constate que dans la plupart des cas la justice ne sanctionne pas ces agressions antisémites et s'efforce de trouver à ces débordements d'autres motivations que des sentiments antijuifs.


Cet antisémitisme qui prend souvent la couleur de l'antisionisme, sentiment évidemment beaucoup plus respectable, est souvent avivé par la minorité musulmane, pour ne pas dire provoqué par elle. L'islam, on le sait, est fondamentalement antisémite et antichrétien. Les responsables musulmans jouent habilement sur « les tendances génocidaires et antijuives » de l'Europe, tendances qui sont indissociables de son histoire et de sa culture, aussi loin que l'on remonte dans le temps.

Les islamistes ont su habilement instrumentaliser ces tendances mal cicatrisées depuis la shoa et à « libérer la parole antisémite ». Ceci dans la plus parfaite indifférence des autorités et de l'immense majorité des citoyens.

Or, face à ces dérives, selon des études récentes, une majorité des juifs en France ( environ 75%) continue à croire que son avenir est en France. Il y a quelques années de cela on avait assisté à une timide amorce d'une alya des juifs de France en terre d'Israël sous la pression des événements. Même si ce mouvement se poursuit, il s'est quelque peu ralenti et ne touche plus qu'une minorité de juifs, surtout ceux qui sont religieux.

L'échec de l'intégration en Israël d'un certain nombre de ces juifs venus de France, et qui ont fini par revenir dans l'hexagone, a été dissuasif pour un certain nombre de candidats à l'immigration. On constate aussi que pour le moment, les autorités israéliennes ne font pas grand chose pour encourager et faciliter cette alya des juifs de France !

Or, la situation est plus préoccupante qu'il ne paraît. On sait qu'un des traits du caractère juif est celui d'un incorrigible optimisme. Comme on le dit en hébreu : » Ba sof, iyé tov !

( ce qui peut se traduire à peu près par : « ça finira bien par s'arranger... »)



Alyah de juifs français, 2007

Cet optimisme fut un atout essentiel dans la survivance du peuple juif car cela lui permit de tenir dans les circonstances les plus invraisemblables et de les surmonter. Mais ce trait de caractère a aussi son revers, c'est que souvent le juif ne voit pas venir le danger, ou a tendance à le minimiser. Ce fut le cas de l'expulsion de l'Espagne en 1492, puis lors de l'affaire Dreyfus où Théodore Hertzl fut un des rares à comprendre en entendant les cris de la foule haineuse : « Mort aux juifs... » que l'émancipation et l'assimilation qui, depuis la Révolution française étaient l'idéal et l'objectif de la plupart des juifs européens étaient un échec, et que le peuple juif en Europe était menacé de mort. A de rares exceptions près, son appel à fuir l'Europe pour revenir dans le pays ancestral ne fut pas entendu.

Quand plusieurs dizaines d'années plus tard, Hitler arriva au pouvoir les avertissements des plus lucides se heurtèrent au scepticisme de la plupart des juifs allemands, n'étaient ils pas parfaitement intégrés dans le pays le plus cultivé d'Europe ? N'avaient ils pas donné des gages de bons citoyens, en allant jusqu'à combattre avec vaillance et bravoure durant la première guerre mondiale où, plus que d'autres peut-être, ils avaient payé le prix du sang. Non, Hitler n'irait pas jusqu'au bout de son programme antisémite une fois qu'il serait au pouvoir, le bon sens et le sens des réalités et des responsabilités prévaudraient.

On sait ce qu'il en fut !


Et si nous étions en train de revivre en Europe un scénario semblable ?

Non diront certains, car « plus jamais ça ! », nous ne sommes plus en 1933, nous sommes dans une Europe humaniste, pacifique, tolérante et les quelques manifestations d'antisémitisme que l'on peut discerner ça et là, ne sont qu'un épiphénomène qui finira bien par se calmer. Il n'y a rien à craindre dans cette Europe là !



Dans cette Europe là !


Or, justement cette Europe là est en pleine dérive vers un retour à la barbarie nazie.

Bien sûr, c'est une barbarie sophistiquée, douce, avenante, loin de la brutalité nationale socialiste, mais à terme l'objectif est le même : créer un empire totalitaire d'où toute trace du judéo-christianisme serait banni.

Il y a plusieurs décennies de cela déjà, le regretté Professeur David Flusser déclarait à ses étudiants – dont j'étais - : « contrairement à ce que beaucoup d'entre vous pensent, les juifs ont plus à craindre d'une Europe déchristianisée que d'une Europe christianisée. L'Europe chrétienne fut certes, terriblement persécutrice vis à vis des juifs, mais ne chercha jamais à les exterminer, l'Europe déchristianisée au contraire, cherche à exterminer les juifs parce que juifs, car ils sont un élément hétérogène dans la culture européenne. Or, dans l'Europe moderne, une évolution très inquiétante se développe : un retour à ce que l'on pourrait appeler : « une barbarie à visage humain ».


Mai 68 fut le tournant décisif, il fallait éradiquer de l'Europe les valeurs judéo-chrétiennes et y instaurer leur contraire. La nouvelle ne pouvait plus être régie notamment par les commandements de la Tora d'Israêl, qui avaient été depuis le Moyen-Age, le fondement de sa civilisation. Ainsi, on a commencé par légaliser l'avortement. Toutes les civilisations anciennes considéraient l'avortement et l'homosexualité comme une conduite normale. Les codes de l'Orient ancien, contemporains de la bible, tel le code de Hamourabi, légiféraient sur ces deux points. Selon le regretté Professeur Ehezkel Kofmann, la bible est le premier document de l'humanité disant qu'il s'agit de « toévot » : d'abominations. Selon ce dernier, le rejet de ces pratiques est le fondement même du judéo-christianisme. Oter ces interdits, signifie la fin du judéo-christianisme.


On est donc en droit de s'étonner que le CRIF ait récemment publié une déclaration affirmant qu'il reconnaissant le mariage homosexuel, sciant ainsi la branche sur laquelle le judaïsme repose. Il y a certainement derrière cette déclaration, le désir de s'intégrer dans la société française et d'être bien perçus dans la société : toujours le même mirage de l'intégration et de l'assimilation .

Or, la société française moderne non seulement reconnaît ces abominations, mais en fait la promotion tout en ostracisant et condamnant ceux qui s'y opposent et cela même pénalement. On a rétabli en France le délit d'opinion, on parle d'abolir la clause de conscience permettant à certains médecins et sages-femmes de refuser d'exécuter des avortements, en un mot c'est la liberté qui disparaît et c'est l'apparition d'un état totalitaire qui déjà se dote d'une police de la pensée.

Or, les principaux opposants à ces dérives demeurent essentiellement les juifs et les chrétiens, unis pour ce faire, dans le même combat, de sorte que l'affrontement est devenu inévitable, sauf pour ceux qui, comme le CRIF ou certaines églises protestantes auraient pactisé avec l'inacceptable d'un point de vue biblique.


Mais ce n'est pas simplement dans le domaine des idées que nous constatons cette dérive, on sait que la barbarie nazie avant de s'en prendre aux juifs, débuta par un programme d'eugénisme et d'euthanasie à l'endroit des malades mentaux, des enfants malformés et des vieillards considérés comme irrécupérables.

Hitler aurait aujourd'hui lieu de se réjouir, l'eugénisme est en train de devenir la norme en Europe. On est de nos jours capable de discerner les malformations génétiques des enfants avant leur naissance ; notamment les trisomiques, de sorte que 90% de ces malheureux enfants sont systématiquement avortés.

A New York, une loi prévoit que l'on peut mettre à mort un enfant aussi longtemps qu'il est dans le sein de sa mère, c'est à dire jusqu'à la veille de l'accouchement et si l'enfant présente une malformation que l'on n'avait pas détectée, tels un bec de lièvre ou un pied bot, il peut être euthanasié.


A l'heure où nous écrivons ces lignes, la France se divise sur le sort de Vincent Lambert, plongé depuis plusieurs années dans l'inconscience, mais qui n'est pas en fin de vie, ni vraiment inconscient. Ce cas d'espèce a été monté en épingle par les pouvoirs publics relayés par les médias dans le but d'amener les français à adopter une attitude « positive » vis-à-vis de l'euthanasie ; Après une longue bataille juridique, la sentence est tombée, ce malheureux est condamné à mort, par ce qui est, quoi qu'on en dise, une véritable euthanasie qui va faire jurisprudence.

Son crime, selon les autorités : « sa vie n'est plus digne d'être vécue ». C'est exactement le raisonnement des médecins fous d'Hitler. Or, 17.000 malades en France sont dans la même situation, encore un peu et la boucle sera bouclée, nul d'entre nous ne sera plus à l'abri d'une décision qui nous déclarera indigne de vivre. Oui, Hitler aurait de quoi se réjouir. De semblables lois existent déjà en Suisse et en Belgique.

Devant de tels dérapages, qu'en est il des juifs ? Ils deviennent de plus en plus suspects pour deux raisons :

  • Les juifs sont le peuple de la tora et même quand ils sont détachés de la religion, ils restent les témoins des valeurs bibliques que l'on cherche à éradiquer.

  • Le « Tu ne commettras pas de meurtre » du décalogue est un absolu dans la bible, mais il ne l'est plus dans l'Europe actuelle. De ce fait, le juif est en porte à faux , ou il cesse d'être juif, c'est à dire attaché aux commandements de la tora, ou alors....

  • Parce que être juif, c'est être dépositaire d'une hérédité qui remonte aux origines du peuple. Un des mots clés de la bible est le mot : « Toldot » : les engendrements. On est juif par ce que l'on est de parents juifs ( à moins que ce ne soit par conversion) d'où le commandement : « Honore ton père et ta mère », ou comme le dit la tradition « honore tes racines... ». Etre juif, c'est être dépositaire d'un passé, d'une histoire qui défie le temps et c'est cette histoire qui permet de se projeter dans l'avenir et donc dans une espérance.


Or, aujourd'hui, l'Europe veut effacer son passé, son histoire qu'elle réécrit. Elle veut détruire le couple, le mariage, la famille, la filiation qui sont des valeurs essentielles du judaïsme, la PMA et la GPA sont des symboles de ce rejet de la filiation, de la paternité , et par conséquent des « toldot » de la chaîne des générations. Demain, ce seront les utérus artificiels, la fécondation in vitro systématique, en un mot, il ne restera plus que l'individu seul sans racines, face au monstre de l'état : un être totalement déshumanisé. Autrement dit, ce qui naît en Europe est une culture de mort, or la Bible c'est la vie. A la fin du Deutéronome, Moïse déclare : « J'ai mis devant toi deux chemins : le chemin de la vie et le chemin de la mort, le chemin de la vie et de la bénédiction si tu mets en pratique ces commandements que je te prescris, le chemin de la mort si tu t'en détournes. Choisis.... Choisis la vie afin que tu vives !


A la fin de la deuxième guerre mondiale l'Europe s'est trouvée elle aussi à ce carrefour : ou bien choisir de se détourner résolument de ces aberrations et de ces abominations devenues évidentes et revenir non seulement aux valeurs bibliques, mais tout simplement aux valeurs universelles qui depuis les origines ont permis l'épanouissement et la vie sur la terre et ainsi choisir la vie, ou bien persister dans ses égarements et se précipiter dans sa perte : après quelques temps d'hésitation, l'Europe a choisi la deuxième solution, entre la vie et la mort, elle a choisi la mort et la culture de mort qu'elle développe l'entraîne à l'abîme.


Maintenant, ce sont les juifs d'Europe qui sont à leur tour à ce carrefour : ou, comme le CRIF, accompagner l'Europe décadente dans ses égarements et choisir la mort ou bien dire : NON et choisir la vie , mais cela implique le risque d'un regain d'antisémitisme avec des conséquences imprévisibles : choisir la vie ne consisterait-il pas en dernier ressort à quitter physiquement cette Europe et retourner dans la terre ancestrale, même si cela n'est pas toujours facile avant que le piège ne se referme et que comme le disait le prophète Jérémie : « Après les pêcheurs, viennent les chasseurs. »


Quelqu'un a dit : « Il est plus facile de faire sortir les juifs de l'exil que de faire sortir l'exil du cœur des juifs ». On peut paraphraser cette parole en disant : « Il est plus facile de faire sortir les juifs d'Europe, que de faire sortir l'Europe du cœur des juifs . »


Israël reste fasciné par l'Europe même décadente et même certains israéliens rêvent de reconstituer un état européen au cœur du Moyen-Orient. Or, il faut qu'ils prennent conscience que face à l'état de décomposition avancée de notre continent, Israël n'a plus grand chose à attendre de l'Europe et que son avenir est de reconstituer dans le pays de ses pères, comme l'avaient imaginé des penseurs comme par exemple Efrad Haam, une culture biblique qui sera la lumière des nations, une lueur d'espérance dans un monde décadent, en sorte que comme l'avait dit Herzl : le monde sera enrichi par notre richesse, grandi par notre grandeur...les Maccabées se lèveront encore !

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