Le lâchage des alliés américains au détriment de l’Iran


La nouvelle équipe américaine de Biden continue sa politique étrangère très délétère pour ses alliés historiques arabes et israéliens.

La semaine dernière, les Etats-Unis ont porté un véritable coup de poignard dans le dos de l’Arabie Saoudite. L’administration démocrate a choisi de déclassifier le dossier sur l’assassinat de Jamal Khashoggi, démontrant l’implication plus ou moins grande du prince-héritier saoudien Mohamed Ben Salman (MBS) dans cette affaire.


En 2018, Jamal Khashoggi avait été découpé en petits morceaux au sein de l’ambassade saoudienne de Turquie par les services secrets saoudiens. Présenté par tous les médias occidentaux comme un journaliste, Khashoggi était en réalité un opposant politique très dur envers la monarchie saoudienne, mais surtout un islamiste radical et membre des Frères musulmans (considérés comme terroristes par Israël, les Etats-Unis…). L’homme avait « suivi » pour des reportages les combattants djihadistes présents durant la guerre en Bosnie dans les années 1990. En tant que « journaliste », Khashoggi faisait en fait la promotion des groupes djihadistes et des régimes très radicaux musulmans.


Un homme très peu recommandable donc.


Khashoggi, faux journaliste, vrai islamiste


Son assassinat a été autorisé par MBS, qui lutte depuis son arrivée au pouvoir en 2015 contre l’islam radical au sein de l’Arabie Saoudite, notamment en donnant de plus en plus de libertés aux femmes, aux minorités religieuses…

Un réformateur pro-occidental, pro-israélien et bien plus ouvert que les autres membres de la famille royale. Bien sûr, il n’est pas question d’approuver le massacre atroce de Khashoggi. Mais si MBS combat durement ses opposants, c’est qu’ils sont nombreux au sein même du royaume saoudien à vouloir remplacer ce réformateur par un islamiste bien plus conservateur.


Pourquoi donc les Etats-Unis déclassifient ce dossier aujourd’hui ? Trump avait refusé de le faire car il cherchait à réparer les dégâts causés au Moyen Orient par Barack Obama. Cela passait par une réaffirmation du soutien américain aux alliés sunnites modérés (Emirats, Arabie Saoudite, Egypte…) et Israël.


L’administration Biden, que dis-je, l’administration Obama numéro 3, veut renverser ces alliances au profit du régime iranien. Pourtant, le régime des mollahs est bien plus extrémiste que le régime saoudien actuel. Et les assassinats barbares des chrétiens, des minorités, des homosexuels en Iran sont bien plus nombreux qu’en Arabie. Des milliers de personnes innocentes croupissent dans les prisons iraniennes.

Pourtant, seul l’assassinat de Khashoggi compte pour les démocrates. Pour salir MBS. Pour « légitimer » la prise de distances américaine avec les Saoudiens, les Emiratis, les Israéliens…

Les démocrates sont revenus à la politique pro-iranienne de Barack Obama. Or, l’Iran est bien plus proche de la bombe nucléaire qu’en 2015.


Et les mollahs ne s’arrêteront pas si près du but.

Les Etats-Unis donnent des gages de leur bonne volonté à l’Iran en retirant les Houthis yéménites de la liste des organisations terroristes, en promettant un retour à l’accord du nucléaire qui n’a JAMAIS été respecté par l’Iran, en mettant des bâtons dans les roues des pays sunnites (gel des ventes d’armes aux Emirats et à l’Arabie Saoudite), mais sans avoir jamais reçu aucune contrepartie, bien au contraire !


Maintenant, l’objectif est de renverser MBS. Au nom des droits de l’homme. Sérieusement ? Les « droits de l’homme » américains ont provoqué le chaos au Moyen Orient (Lybie, Irak, Egypte, soutien au « printemps arabe » qui était en réalité une rébellion islamiste…).


Tout ceci se passe au moment même où l’Iran provoque les pays sunnites, les Etats-Unis et Israël en organisant des attentats en Irak, au Yémen, ou contre un cargo israélien dans les eaux du Golfe… Mais tout ceci se passe aussi dans une période de rapprochement très rapide entre Israël et les pays arabes pour faire face à l’Iran. La chaîne I24 news annonçait, ces derniers jours, que ces pays discutent effectivement pour mettre en place une alliance militaire. Et l’administration Biden essaye de saper ce rapprochement…


Caroline Glick s’inquiète des intentions du gouvernement américain. Si MBS venait à être renversé, c’est tout le Moyen Orient qui serait bouleversé. Un gouvernement saoudien sans soutien américain pourrait finalement accepter de se rapprocher de l’Iran en échange du soutien américain. Ce qui serait catastrophique pour Israël, selon Glick.


Israël serait seul, contre tous.


Nous n’y sommes pas. Mais nous pouvons déjà dire qu’après seulement un mois et demi d'action de l’administration Biden, Israël et ses nouveaux alliés arabes sont au pied du mur. Dans quelques mois, l’Iran aura la bombe nucléaire, si ce n'est pas déjà fait... Israël et les arabes doivent intervenir d’ici là, avant qu’il ne soit trop tard.

La situation sécuritaire est très fragile. Une guerre peut éclater à tout moment et dériver en conflit plus large.

Dans cette période de Pourim, nous nous souvenons que Dieu a promis à Esther de toujours combattre Amalek, qui reviendra dans chaque génération pour détruire Israël. Au temps d’Esther, Amalek était le premier ministre perse (iranien) : Haman.

Le dernier Amalek sera-t-il à nouveau perse ?


(Haman n’était pas lui-même perse mais il s’était rattaché au royaume de Perse, jusqu’à y devenir le plus haut ministre auprès du roi Assuérus).


Biden face à MBS: le lachâge américain des alliés historiques (crédits: lekassel)

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