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Israël devant un choix


Depuis plusieurs semaines, les campus américains sont aux mains de manifestants pro-palestiniens regroupant des étudiants de gauche et des musulmans, parfois même des groupes de jeunes juifs de gauche.

Alors que l’élection présidentielle américaine arrive à grand pas (fin d’année), le sujet du conflit en Israël prend de l’importance dans la vie politique américaine, avec une administration Biden qui freine au maximum le gouvernement israélien dans son projet  d’offensive sur Rafah.

Manifestations à Brooklyn le 11 mai dernier

Nous écrivions, il y a plusieurs mois (et depuis l’arrivée des Démocrates en 2020), que l’administration Biden était le meilleur « ennemi » ou le « pire allié » d’Israël, en raison de son poids sur l’état hébreu et de ses pressions constantes pour faire cesser la guerre. Cette situation est plus d’actualité que jamais. Actuellement, les Etats-Unis « empêchent » Israël de finir le travail à Gaza en lançant l’offensive sur le bastion du Hamas (Rafah) où se trouve encore une bonne partie des terroristes du Hamas, dont certains leaders (Yahyia Sinwar ?) et les otages israéliens.


Sur le plan militaire, les plans et les préparatifs sont prêts depuis des mois, désormais, et cela ne surprendra aucun de nos lecteurs qui suivent quasiment au quotidien notre chaîne Telegram. Tsahal est prête et pourtant l’opération vient juste de débuter, alors que la guerre a commencé il y a 6 mois désormais. Pour rappel, le Hamas et le Djihad islamique de Gaza ne représentent que la première étape de ce qui doit être la guerre pour recouvrer un semblant de sécurité, en repoussant les ennemis et menaces de l’état hébreu. L’élément principal reste le Hezbollah au Liban, qui est largement supérieur en nombre, en expérience, en équipement que le Hamas. Déjà, quelques 300 combattants du Hezbollah ont été tués dans des frappes israéliennes ou lors d’affrontements sporadiques.


En Israël même, plusieurs officiers supérieurs se rangent derrière les démocrates américains en souhaitant l’arrêt des combats, par haine de Netanyahou principalement. La fracture au sein des élites israéliennes n’a pas disparu avec la guerre, au contraire de la population qui reste en majorité soudée, à l’image des citoyens arabes israéliens.

Arrêter maintenant la guerre serait inconsidéré : les objectifs stratégiques ne sont pas totalement atteints et tout le travail fait jusqu’à présent serait vain. Les groupes terroristes pourraient se réarmer et menacer à nouveau Israël dans les prochains mois/années.

L’un des gros problèmes, lors d’opérations militaires, est l’incapacité à maintenir des objectifs stratégiques clairs tout au long d’un conflit, sans être influencé par le diplomatique et le politique.


Israël est devant ce choix aujourd’hui : soit le gouvernement israélien fait fi des pressions américaines, internationales et de certains officiers/politiciens israéliens et poursuit ses objectifs de guerre (prise de Rafah et « fin » de l’opération à Gaza), soit il cède à cette pression et gaspille tout le travail accompli jusqu’à présent, en conservant une menace au sud.


Le message serait également terrible pour la dissuasion israélienne : le Hezbollah, par exemple, n’en serait que renforcé, dans la mesure où le grand ennemi est incapable de finir le travail face à une menace bien plus faible.

 


Nous avons commencé en parlant des campus américains ; nous terminerons là-dessus. Le vote des juifs américains est peut être en train de changer de camp. De plus en plus de juifs outre-atlantique se dissocient de ce parti démocrate qui fait la promotion des groupes wokes anti-israéliens, quitte à piétiner la mémoire des victimes du massacre du 7 octobre ou des otages. Les slogans de ces manifestants démontrent un antisémitisme à peine déguisé. Pour Caroline Glick, ce changement de vote peut même être décisif dans les élections américaines. Elle rappelle le cas de Jimmy Carter en 1979, élu avec le soutien de 71% des juifs américains. Lors des élections suivantes, suite à des déclarations accusant Israël de tous les maux du Moyen Orient, ce vote juif avait plongé à 45%, tandis que le candidat républicain Ronald Reagan en glanait 39%, lui permettant, en partie, d’accéder à la présidence.


La gestion des manifestations sur une centaine de campus américains montre aussi la faiblesse du gouvernement américain et sa complaisance avec ces mouvements « antisionistes ».


Les élections de 2024 peuvent être un tournant décisif dans l’avenir du Moyen Orient pour les prochaines années et plus spécifiquement pour Israël. Nous ne sommes pas à l’abri de voir la guerre fortement freinée voire stoppée sans que les mouvements terroristes gazaouis soient annihilés et que la menace ait disparu. Israël a les capacités de défaire humainement ses ennemis (encore que, sans l’aide américaine cela pourrait grandement se compliquer...). Pourtant, seul Dieu décide de toutes choses en Son temps. Et n’importe quelle armée du monde, avec des moyens gigantesques, ne peut influencer cela. Il donne la victoire selon Sa volonté.


Cela va de même dans notre vie personnelle : nous pouvons penser gérer, maîtriser certaines circonstances de notre vie. Or, il n’en est rien et seul Dieu possède la victoire sur toutes choses, en Son temps. Faisons-Lui confiance et plaçons notre Foi dans cet avenir opaque à notre vue mais non à notre espérance.



Cérémonie de Yom Hazikaron sur le mont des Oliviers

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5 Comments


Christian Barrachin
Christian Barrachin
il y a 2 jours

Dieu a toujours les yeux sur Israël , c'est son premier né . Il accomplira son œuvre à travers lui . Ceux qui sont en diaspora retournerons tous en Israël .

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Le retour prochain de Christ.


ce qui devrait pousser l'Eglise à annoncer l'Évangile afin que le plus grand nombre soit sauvé.

Mais l'église dort...

Un petit reste pourrait il communiquer le feu a ce qui est prèsde mourir ?...

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Sincèrement, j'espère qu'Israël ira jusqu'au bout et exterminera le Hamas, sans oublier de réannexer définitivement Gaza. S'ils ne le font pas, mon soutien inconditionnel à Israël pourrait en pâtir... Prions à ce sujet. Israël doit compter sur Dieu et non plus sur les hommes. Il en va de son avenir.

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Il faut qu'Israël aille jusqu'au bout pour détruire le Hamas et libérer les otages, et pour que tous ces jeunes soldats tués au combat ne soient pas morts pour rien.

Mais même si Israël fait des erreurs, et il en a fait, comme la France et les États-Unis, notre soutien à Israël doit rester total et inconditionnel, ce qui ne signifie pas que nous approuvons ses erreurs.

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Salut !

Israel est-elle l'Horloge de l'humanité ?

Si oui, que doit-on en comprendre ? Merci.

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